La danse mexicaine

Comme pour la plupart des pays d'Amérique, la culture Mexicaine est très riche et très diversifiée. Les premiers habitants du Mexique étaient les indiens, citons notamment le célèbre peuple des Aztèques, qui dominait le centre et le sud du Mexique du 14 au 16ème siècle et dont l'empire florissant fut détruit par Cortès. Ainsi que les Mayas, peuple amérindien apparenté à la famille linguistique maya, établi dans les états actuels de Veracruz, du Yucatan, de Campeche, de Tabasco et du Chiapas au Mexique, dans une grande partie du Guatemala et dans certaines régions du Bélize et du Honduras. L'arrivée des colons espagnols le 22 avril 1519, avec Hernán Cortés à leur tête, introduit la culture espagnole et européenne sur le territoire mexicain.

Pour cette raison, certaines danses dérivent plus ou moins directement des formes européennes ; c'est le cas par exemple des jarabes des états de Jalisco et du Michoacán, de la jarana yucateca et de la polca nortena, version mexicaine de la polka, du huapango, semblable au fandango espagnol à San Luis Potosí , du danzon cubain à Veracruz .

La plupart de ces danses ont l'amour pour thème, avec de jeunes gens faisant la cour à de jolies filles. Notamment le jarabe tapatio, au cours duquel le cavalier, abrité par son vaste sombrero, embrasse furtivement sa danseuse. L’accordéon était l’instrument principal, auquel s’ajoutèrent guitares, contrebasses puis percussions.
Bien antérieure à la Conquête, la plus populaire de toutes les danses mexicaines est la danse des Voladores. Se jetant du sommet d'une perche de quelque 30 mètres de haut, quatre hardis jeunes hommes pendus par un pied évoluent autour du mat en décrivant des cercles de plus en plus larges à mesure que leur corde se déroule.
Les Indiens yaqui du nord-ouest, la plupart sédentarisés, évoquent leurs ancêtres guerriers et trappeurs par El Venado, la danse du daim, qui évoque la lutte entre le bien et le mal.

Le rite astral de la danse des Quetzales (Totonaques surtout) est un modèle de gravité et d’harmonie qui doit son aspect extrêmement pittoresque aux surprenantes coiffures que portent les danseurs. Celles-ci, faites d’un bonnet conique étant le centre d’une roue en plumes aux vives couleurs, symbolisent l’astre solaire et le panache de l’oiseau quetzal. Dans l' état du Michoacan, une danse également très populaire qui se danse masqué est la "Danza de viejitos", littéralement traduite par «la danse des petits vieux».

Les danses régionales indigènes qui mettent une note si colorée dans les villages à l'époque des fiestas sont plus proches des rites religieux que du simple divertissement. La coutume de danser sur la place de l'église remonte probablement à l'époque de la colonisation. Soucieux d'en finir avec des coutumes qu'ils jugeaient païennes, les premiers missionnaires eurent sans doute l'astuce de ne laisser danser leurs ouailles que sur le parvis même du temple chrétien.

La Quebradita, ou Baile del Caballito, est également populaire dans la zone Mexicaine Pacifique dans le début des années 1990.C'est une danse joyeuse exécutée sur les rythmes du cumbia bande, qui est une variante musicale de la Cumbia mexicaine.

Dans des grandes villes comme Mexico, Ecatepec de Morelos, Guadalajara, Puebla, ou encore Tijuana, il est fréquent de retrouver des danses latinos répandues dans le monde comme, la salsa, le merengue ou encore la bachata.

Source : Dance Connexion

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